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  Tears on ma pillow 'cause your love is wicked :: Rebecca

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WELCOME TO AZALEA VALLEY
Invité




MessageSujet: Tears on ma pillow 'cause your love is wicked :: Rebecca Dim 25 Nov 2012, 12:30 pm



FEAT. Rebecca & Tate
Tears on ma pillow 'cause your love is wicked

Cry me a river 'cause your love is wicked.
Des gouttes de pluie tombaient, tombaient par myriades, s'écrasant au sol, recouvrant le macadam d'une fine couche d'eau. Tombe la pluie, formant un miroir à travers lequel il était préférable de ne pas regarder. Ne plus se regarder en face. Le ciel pleurait ; pleurait la fin d'un cycle, le commencement d'un nouveau. De l'eau partout - jusque sur son visage, dessinant des larmes artificielles – comme pour laver ce monde de toute trahison. Un temps à rester chez soi, un temps à culpabiliser devant sa cheminée, à refaire le monde ; à refaire et défaire sa vie. Ses chaussures émettaient un bruit de succion à chacun de ses pas, comme s'il marchait sur un tapis d'insectes gluants. Un voyage en enfer qu'il s'apprêtait à vivre, aussi inévitable que ces perles qui trempaient sa veste et ses cheveux. Une certaine mélancolie coulait dans ses veines, tandis qu'il se rapprochait à grand pas du cabinet d'avocats, où il était convoqué ce matin même. Pris bêtement la main dans le sac, il s'était lui-même brûlé les ailes à force de trop jouer avec le feu. Un oubli stupide de son téléphone sur la table basse du salon, un message non effacé et leur vie qui basculait. La demande de divorce émise par Rebecca - sans crier gare, lancée un beau matin entre les tartines beurrées et le journal - lui restait en travers de la gorge. Aussi glacial que cette gerbe d'eau qui venait de tremper le bas de son pantalon. Satané chauffard. Cette confrontation s'annonçait tout ce qu'il y a de plus pénible. Qu'avait-il à avancer pour sa défense ? Rien, strictement rien, si ce n'est la fatalité, comme ce temps. Tombe la pluie. Rapidement, il se retrouva devant la porte menant au cabinet. Une inspiration, trois coups portés contre la surface boisée et puis il attendit. Attendre qu'on vienne le recevoir, que son destin soit scellé. La respiration en suspend, il sentit l'angoisse affluer dans la moindre de ses cellules au moment où celle qui devait être la secrétaire de l'avocat de Reb' vint lui ouvrir. Des gouttelettes s'écrasèrent sur le parquet alors qu'on lui demandait d'attendre encore un instant. Un instant donc, où il eût tout à loisir de contempler ce nid douillet à l'air irrespirable. S'il lui était seulement possible de remonter le temps, rectifier le tir, ou à défaut de pouvoir sortir d'ici. Pourvu que le temps passe... vite, inexorablement, aussi vite que toute cette eau qui tombait encore dehors, comme si le ciel saignait. Rebecca et son avocat entrèrent alors dans son champ de vision, ce dernier l'invita à entrer dans son bureau. La partie était lancée. Un seul ressortirait vivant de cette pièce, et ce ne serait certainement pas lui. Ne pipant pas mot, n'osant pas regarder sa femme, il attendit que la sentence tombe et que l'homme qui se tenait devant lui annonce la couleur. Tombe la pluie, tombe sa vie ; à ce moment précis, il eût la nausée en repensant à ce qu'il avait fait.
fiche par holliday, sur bazzart ou artsoul. Reproduction complète ou partielle interdite


Dernière édition par Tate D. Lawford le Ven 30 Nov 2012, 7:08 pm, édité 1 fois
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WELCOME TO AZALEA VALLEY
Rebecca T. Hodgkin

J'ai : 25 ans. Secrets : 135
Temps de jeu : 3ème
Anniversaire : 14/05/1993
Déménagement : 31/10/2012
Âge : 30 ans.
État civil : Divorcée.
Emploi : Experte en objets d'Arts.
Adresse : 2013 Avenue GARDENIA STREET
Avatar : Rachou McAdams






MessageSujet: Re: Tears on ma pillow 'cause your love is wicked :: Rebecca Ven 30 Nov 2012, 6:59 pm





«Tears on ma pillow 'cause your love is wicked»

«If You're A Bird... I'm A Bird »


« En ce jour le temps était relativement maussade, maussade comme son état d’esprit. Gris le ciel était, recouvert d’une épaisse couche de brouillard venant asphyxier l’atmosphère. La pluie, elle, s’abattait sur le bitume, créant une dense surface blanche opaque qui reflétait le tempérament refoulé de certain d’entre nous, dissimulé derrière des faux semblants. Le regard vidé de toute aspiration, Rebecca marchait machinalement, une larme vint s’écraser sur son doux minois, accentuant sa souffrance qui se faisait fréquemment présente. Noyée dans un avenir incertain, Becca fut finalement rebutée à l’idée de signer ce satané papier qui mettra définitivement un terme à une relation, leur relation. Une once de culpabilité gagna la jeune femme, lui faisant douter de tous ses moindres faits et gestes passés, comme si cette dernière était cette personne que l’on incrimine à tord et à travers, proche du couloir de la mort dont la sentence était imminente. Les perles ruisselets abondamment, déversant une profonde colère semblable à un ciel qui manquerait de s’abattre au-dessus de votre tête pour vous prévenir d’un acte malsain. Prise dans un tourbillon infernal, le divorce était représentatif d’une certaine délivrance, oublier cet incident pour mieux reprendre du poile de la bête. Nul n’avait à triompher dans cette histoire, le match de basketball c’était irrémédiablement terminé sur un score de parité. Leur navire c’était finalement frotté à un iceberg proéminent provoquant un farouche naufrage dont dans ses cas-là, c’était chacun pour sa peau. Un œil en direction du passé, se remémorant les bons et les mauvais souvenirs, seulement il n’en restait rien mise à part cette trahison comparable à mainte coups de couteau dans le dos. Une plaie béante, un résultat qui résulte de son chagrin engendré par une tromperie, une maitresse longuement cachée dont on apprend l’existence par le biais d’un téléphone qui traînait bêtement sur une maudite table basse. Stupeur à cette découverte que Rebecca ne tarda guère à solliciter le divorce lors d’une phrase banale telle que : -« Mon chéri, je veux divorcer et passe moi le sel ! ». Aussi froide qu’elle ne pouvait laisser paraître, elle n’en restait pas moins anéantie. Depuis cette annonce, cette dernière n’avait pas tenue à revoir son ex-mari par crainte de raviver ses souvenirs heureux, mais qui restaient malgré eux, douloureux.
Rapidement, Rebecca arriva à la hauteur de la porte qui menait au cabinet de son avocat. Dans un élan de détermination, la jeune femme franchissait le seuil, ne se doutant pas une seule seconde de ce qu’il l’attendait à l’intérieur. Une voix qui ne lui était pas inconnue, celle de Tate qui tintait aux creux de ses tympans. Visiblement en avance, le jeune homme était déjà présent dans le bureau de son défenseur. Suivit de son avocat, elle prit une profonde inspiration, contemplant une dernière fois la pluie tomber sur le macadam avant de porter deux coups contre cette éclusé boisée d’un chêne résistant au temps, pas comme leur relation. La partie était lancée, les cartes elles, étaient distribuées, il suffisait de bien s’en servir pour gagner cette fichue partie. Glaciale l’atmosphère était, sanguinaire était le tempérament de la belle blonde qui ne décrocha aucun sourire de courtoisie, les mots lui manquaient, seuls les insultes se manifestaient dans son esprit. Prendre sur sois, faire comme si de rien n’était, comme si son acte n’avait aucune importance à ses yeux … oui garder la tête haute en toute circonstance. – « Bonjour, hum tu as oublié ta pouf dans ta voiture ? Oh merde c’est déjà fini, ce n’était qu’un plan cul, un plan cul au dépit de ton mariage. Cona… ». Un flegmatique regard qui l’incita à ne pas terminer sa phrase. Elle aimerait lui dire ses quatre vérités sans tabous, seulement en présence de son avocat, elle devait montrer patte blanche. »


(c) Spinelsuns


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