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 FlashBack - La confrontation. ft Tate

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WELCOME TO AZALEA VALLEY
Rebecca T. Hodgkin

J'ai : 24 ans. Secrets : 135
Temps de jeu : 3ème
Anniversaire : 14/05/1993
Déménagement : 31/10/2012
Âge : 30 ans.
État civil : Divorcée.
Emploi : Experte en objets d'Arts.
Adresse : 2013 Avenue GARDENIA STREET
Avatar : Rachou McAdams






MessageSujet: FlashBack - La confrontation. ft Tate Ven 02 Nov 2012, 11:23 am



La confrontation.

Avoir le cœur qui balance entre deux hordes, d’un côté la famille et de l’autre le conjoint, un dilemme plus qu’ardu notamment lorsque ses derniers n’ont guère d’atomes crochus. Une vie menée par un seul et unique chef d’orchestre, ses parents. Présent dans son existence, voir étouffant. Son mariage représentait l’indépendance, voler de ses propres ailes pour atteindre ce l’on nome l’apogée. Bâtir des fondations durables dans l’espoir de concrétiser des projets à longs termes. Seulement cette incapacité à tenir tête à ses géniteurs était comme frustrante. Une femme dite indépendante qui se trouve soumise par ses derniers, ne représentait en en cas l’autonomie. Assise à table, en face de Tate, et ainsi entourée de son père et de sa mère à chaque extrémité de bout de table, Rebecca s’interrogeait sur la tournure que prendrait son mariage, vis-à-vis de cette situation plus qu’incommode. Depuis quelque temps, l’un et l’autre rentrait constamment en conflit, ne serait-ce que pour une broutille. « Ma fille, quand est-ce que tu ouvriras les yeux sur cet homme ! » Lança maladroitement son père, sur un ton hautain et méprisant. La réaction probablement tant attendue par son époux, Tate, n’arrivait guère. Pourquoi ne daignait-elle pas remettre les pendules à l’heure avec son paternel ? Pourquoi n’affirmait-elle pas ses choix personnels ? Elle était constamment hantée par la peur, peur d’une éventuelle confrontation. Elevée dans un milieu mondain, cette dernière, stéréotypée par sa mère, suivait à la lettre les dires de cette dernière. Et cela se ressentait dans le mariage de Becca, malgré elle. En somme, elle subissait autant que Tate.
Le repas terminée, l’âme blessée reprit la route en compagnie de son mari. Le trajet fut relativement pesant, ou tout du moins l’ambiance qu’émanait cette situation. Abattue, impuissante, elle ne put défendre son compagnon ce soir-là. L’esprit ailleurs, elle contemplait les paysages défilés à travers la vitre de l’automobile. Le silence gagna le jeune couple, un silence mortuaire planait au-dessus de leur tête. Acceptera-t-il le comportement de cette dernière. Dans un élan de colère, cette dernière lança : « Tu ne comptes pas d’adresser la parole ! Pauvre type ! » D’un ton antipathique, en poussant un profond soupir de désarroi. D’une mine déconfite, elle ajouta : « Cette situation me blesse tout autant, mais que je veux tu que je fasse ? ». Le sentiment d’impuissance la gagna d’autant plus. Les yeux rivées au sol, la jeune femme se renferma sur elle-même.
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« Celui qui n’a pas Noël dans le coeur ne le trouvera jamais au pied d’un arbre. »


Dernière édition par Rebecca T. Hodgkin le Sam 03 Nov 2012, 9:57 am, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: FlashBack - La confrontation. ft Tate Ven 02 Nov 2012, 11:13 pm



La confrontation.

Attendre, toujours attendre, que la tempête cesse ; espérer secrètement que le beau temps revienne après cette déferlante d'insultes proférées implicitement et à voix haute à son encontre. Se dire que le retour de bâton aurait lieu un jour ou l'autre, et que ce jour là nul argent ne pourrait les sauver. En présence des parents de Rebecca, il avait l'horrible impression d'être un cafard que l'on retrouve au beau milieu de sa cuisine et que l'on essaye vainement d'éradiquer, mais trop dégoutté pour l'écraser du bout de la chaussure, on s'emploie par tous les moyens à vouloir le faire partir. Ce dîner s'était transformé en fiasco total, et en règlement de comptes à Ok Corral ; fatiguant de devoir essuyer les tirs de la partie adverse, tout en s'appliquant à rester parfaitement poli, afin de ne pas choquer les bonnes mœurs de ses gens tout à fait respectables. D'apparence calme, trop calme, à l'intérieur il bouillonnait de rage et imaginait tout un scénario de torture en projection mentale. La soupière éclatée sur la tête de la belle-mère, son contenu l'ayant brûlée au troisième degré, le beau-père étouffé par ses boutons de manchettes, les lobes oculaires pendant lamentablement des orbites, et gouttant sur la nappe immaculée. Magnifique vision salvatrice. Le père de Rebecca ne pouvait même s'imaginer à quel point son mépris lui donnait la nausée, tout comme ces mondanités qu'ils servaient à toutes les sauces. Vomitif à souhait. Le pauvre cafard tentait tant bien que mal et plutôt mal que bien de survivre dans cette jungle hostile, mais il n'avait pas dit son dernier mot. Loin de lui cette idée de leur faire cette immense plaisir d'exploser en public, ou bien même de demander le divorce, il s'accrochait encore et encore. Du moins c'est ce qu'il essayait de faire, jusqu'à ce que la cruche soit trop pleine. Seul envers et contre tous, Tate comptait les secondes, les minutes qui s'égrenaient beaucoup trop lentement à son goût. Se perdre dans la contemplation de quelque chose, n'importe quoi qui puisse faire l'affaire, pour pouvoir s'évader un peu. N'importe quoi, comme ce sublime portrait de caniche dont il eût tout à loisir de noter les moindres imperfections, avant que ce carnage ne prenne fin.

La libération, enfin, ou du moins en apparence, car une fois dans la voiture, le voyage se passa dans une ambiance pesante, où mêmes les mouches n'osaient plus faire le moindre bruit. La cocotte-minute était sur le point d'imploser. Tate n'en revenait toujours pas qu'après toutes ces années Rebecca ne daigne pas élever la voix pour prendre son parti, non cela aurait été trop lui demander. Crispant les mains autour du volant, il fît un effort surhumain pour ne pas se mettre à hurler soudainement comme un forcené. D'un ton tout à fait maîtrisé mais relatant d'une colère sous-jacente, Tate s'adressa à son épouse, sans toutefois la regarder une seule seconde, préférant rester les yeux rivés à la route. « Vas-y continue de m'insulter, après tout une de plus ou de moins ça ne changera plus grand chose à ce stade ! » Là s'en était pourtant de trop. Il décrocha les yeux du bitume pour les reporter sur Rebecca, en oubliant de regarder la route, histoire de lui faire une petite frayeur. « Tu as si peu de considérations pour moi que ça ne te viendrais même pas à l'idée de tous les envoyer se faire foutre ! J'ai pas franchement l'impression que cette situation te blesses, quand tu es avec eux on dirait que tu as cinq ans et que tu as peur qu'ils te collent la raclée de ta vie, mais ouvre un peu les yeux, ils ne te tiennent plus sous leur coupe, tout ça c'est terminé ! Quand est-ce que tu vas grandir un peu ? J'en peux plus de me faire rabaisser comme ça, tu peux même pas t'imaginer ce que je ressens là ! On ne peut vraiment plus continuer comme ça... c'est moi ou eux Reb', et je ne plaisante pas ! »
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MessageSujet: Re: FlashBack - La confrontation. ft Tate Sam 03 Nov 2012, 11:13 am



La confrontation.

Se faire sermonner pour quelque chose dont elle était impuissante, et, qui plus est, se retrouver au pied du mur face à un dilemme d’une ampleur colossale, Rebecca trouvait cela sérieusement irritant. D’une part, elle trouvait ça déplaisant car elle n’était pas en mesure de répondre à une telle provocation et d’autre part, vexée de voir un tel comportement. A présent, elle ne pouvait que tenter tant bien que mal de désamorcer cette bombe à retardement. Prendre son mal en impatience, ne pas répliquer pour ne pas envenimer la chose, après tout, elle n’était guère en position de force, or mit forcer le trait, Becca n’avait aucun argument irréfutable pour tenir tête à son mari. Il était en droit de tenir de tels propos, vraisemblablement fondés. Cette énième dispute était entièrement de sa faute, et non celle du « voisin ». A part s’enfermer dans un mutisme, elle ne daignait jamais rentrer dans un rapport de force avec ceux, qui, blasphémaient son époux. « Tu m’énerve à jamais ne rien dire, il faut que ça soit constamment la goutte d’eau qui fait déborder le vase pour que tu daignes exprimer ce qu’il ne va pas. Tu contrôles inlassablement tes dires, tes gestes. Hurle, pleure, insulte, mais crève l’abcès, bordel ! ». Lança-t-elle, désarmée, ne savant plus quoi faire pour remettre leur couple sur pied, qui autrefois sortait tout droit d’un compte de fée. A ce moment-là, elle désirait plus que tout au monde, être une petite souris, qui, à sa guise, pourrait aller se nicher dans un trou microscopique. Après tout, on lui reproche continuellement d’être une personne faible, et de prendre la fuite lorsque l’occasion se présente. La souris, elle, peut s’échapper autant qu’elle veut sans qu’on lui tienne compte. « Non, bien évidemment ce n’est pas de ta faute. Tu n’as encore rien dis, mais c’est moi qui le dis. Sait-on jamais que tu pense que je t’ai jetée la première pierre. ». Inlassablement, Becca poussait à la réflexion, et probablement agaçait les mœurs.
La phrase de trop, ou du moins le mot de trop qui interpella Rebecca. Après toutes ses années d’union, elle n’en revenait toujours pas de ce qu’elle venait d’entendre. Outré, cette dernière fulmina. Les dires de son mari étaient quelque peu tirés par les cheveux. La jeune femme prenait son mal en patience, jusqu’au moment où la moutarde lui montera au nez, là elle ne répondra plus de rien. Le divorce lui semblait être la seule issue pour son mari, malgré elle et, malgré le fait qu’il n’en avait jamais fait mention. Tandis que Becca, tentait d’apaiser les tentions du mieux qu’elle le pouvait lors de leur précédente dispute. Seulement, trop s’en était trop, d’un ton posé, mais qui émanait une haine latente. « Merde, Tate, regarde la route ! » Lança-t-elle, terrifiée de voir qu’il ne prêtait aucune attention à la route. « Que veux tu réellement que je te dise ? Que j’aie été suffisamment bête pour ne pas prendre ne serait-ce ta défense ? J’admets mon erreur, mais je ne peux pas t’affirmer que du jour au lendemain, je tiendrais tête à mes parents. Je sais pertinemment qu’ils ne me tiennent plus sous leur coupe, mais ils restent ni plus ni moins mes géniteurs. Non, je ne peux pas imaginer ce que tu ressens, seulement, sincèrement, je suis meurtris de te voir dans cet état, alors que j’ai toutes les clefs en mains pour que tout cela cesse. Eux ou toi ? Soit je renonce aux personnes qui m’ont élevée ou soit je renonce à l’homme que j’aime, tu te rends compte de ce que tu dis ? » La question ne se posait pas, par amour, elle renoncerait à ses parents. « Par amour, je renoncerais à pas mal de choses, et si je dois renoncer à mes parents, pour toi, sans aucun doute, je le ferais. »
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MessageSujet: Re: FlashBack - La confrontation. ft Tate Sam 03 Nov 2012, 10:37 pm



La confrontation.

Trop pleine était la coupe ; trop pleine de cette eau souillée par toutes ces insultes qui résonnaient à ses oreilles encore et encore, comme une litanie indécente ; valse d'immondices qui s'assurerait certainement de lui garder la tête sous l'eau, jusqu'à ce que mort s'en suive. Trop, cette fois-ci s'en était trop, il fallait que cela cesse et que le vase soit vidé une bonne fois pour toute. Il n'en pouvait plus de cette situation, de toujours se retrouver livré face à cette bande de charognards qui n'attendent qu'une chose, qu'il crève la gueule ouverte. En plus de sept ans, jamais au grand jamais ils n'avaient eu la moindre parole sympathique à son égard, s'évertuant à le rabaisser toujours plus. Non il n'était pas issu d'une famille aristocrate bourgeoise avec un balai dans les fesses, non il n'avait pas un compte en banque garni de caviar et non il ne s'intéressait pas aux opérettes en carton pâte. Quel gendre ignoble il pouvait bien faire, un raté, un bouseux, un pecno, des pires et des meilleurs, mais au moins il n'avait pas un tiroir caisse à la place du cœur. Pourquoi n'arrivaient-ils tout simplement pas à être heureux pour leur fille ? Bien que ne roulant pas sur l'or leur situation financière était loin d'être catastrophique ; un toit, un emploi et par dessus tout : l'amour, que demander de plus dans ces cas ? Rien, il n'y avait rien à espérer de plus, si ce n'est que la petite famille puisse s'agrandir, ce qui ne semblait pas être le cas pour le moment. Sujet sensible à éviter de toute urgence. Pour l'instant Tate en aurait presque oublié tout ceci, tellement le comportement de Rebecca le rebutait. Si la situation s'était trouvée inversée, il y aurait certainement longtemps qu'elle aurait pris ses cliques et ses claques. « Je t'énerves ? Mais putain, qu'est-ce que tu veux que je dise face à tes tortionnaires de géniteurs ? Ils me considéreront toujours comme de la merde et comme un moins que rien, quoique je puisse dire !... C'est vraiment ce que tu veux ? Ok très bien ! » Il en fallait vraiment beaucoup pour le mettre hors de lui, mais là c'était le jackpot assuré. Regarder la route, il allait faire même bien plus que ça. Sans douceur, il tourna rageusement le volant et se gara sur le bas-côté. Coupant le contact, il descendit du véhicule, puis shoota dans la roue qui passa la première à portée de son pied. Ne sachant trop ce qu'il était en train de faire, il passa du côté de Rebecca, ouvrit sa portière à la volée. « Descend s'il te plais... »

Qu'y avait-il à dire au juste ? Pas grand chose certainement, seulement constater l'ampleur des dégâts et voir à quel point leur mariage ne ressemblait plus en rien à l'idylle de départ. Tenter de recoller les morceaux, ramasser les cendres, espérer que celles-ci renaissent d'elles-mêmes. Était-ce seulement possible ? Pour le moment il osait l'espérer, parce qu'après tout c'est ça l'amour, le vrai, c'est avoir envie d'arracher la tête de l'autre, pour voir lequel souffrira le plus ; vouloir se cracher au visage, ne plus se supporter l'espace d'un instant, croire que l'on ne s'aime plus puis se jeter dans les bras de l'autre une minute plus tard, comme si tout risquait de s'écrouler, château de cartes abritant cette folie soudaine. Avoir envie de crever, à cause de cette douleur irradiant son cœur mais aussi son âme. Autant de sentiments contradictoires qui dansaient au creux de son ventre tandis qu'il attendait que Rebecca sorte de la voiture. « Qu'est-ce que je veux que tu me dises ? Mais tu le fais exprès ? Ils ne sont que tes géniteurs, tu ne leur dois rien et puis ce n'est pas avec eux que tu fais ta vie je te rappelles au passage, même si tu as tendance à l'oublier depuis quelques temps... » Au moment où les mots franchirent la barrière des lèvres de sa femme, il se trouva légèrement égoïste et ridicule d'avoir avancé une chose pareille. Choisir entre eux ou lui, au final il ne valait pas mieux qu'eux. Quel choix stupide. Pourquoi avoir à choisir d'ailleurs ? Il ne savait plus vraiment. Il s'adossa à la voiture, en évitant tout contact avec sa femme. La colère sembla retomber quelque peu. « C'était idiot ce que je viens de dire... enfin ça ne change rien au fait que tout ça doit changer ! Où est-ce qu'on va tous les deux Becca' ? » demanda-t-il le plus simplement du monde, en fixant son regard à celui de son interlocutrice.

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MessageSujet: Re: FlashBack - La confrontation. ft Tate Mar 06 Nov 2012, 5:45 am



La confrontation.

Il ne restait plus que de magnifiques souvenirs dans la mémoire de Rebecca, de merveilleux moments qui lui rappelaient à quel point, tous les deux formaient un joli couple. Ses instants où l’utopie gravitait tout autour des deux tourtereaux, avant qu’elle ne soit brisée en mile morceaux. Tel un jeu de domino, nous les juxtaposons les l’uns à côtés des autres et, quand vint la fin, l’un tombera sur l’autre et engendra un écroulement de masse. Ses aléas sont censés être présent pour fortifier le couple et ainsi forger le caractère de l’un et de l’autre, dans le cadre de le rendre plus fort, beaucoup plus qu’il ne l’était auparavant. Cela doit sans doute être exquis, bien qu’actuellement les crises renversent la vapeur, mais plus désolant encore ne plus être complice comme par le passé. Pas même un fou rire, une chamaillerie qui se termine en un baiser langoureux, des nuits à badiner, tout ce qui unissait le couple … plus rien de tout ça. Celui qu’elle avait épousé, se montrait intransigeant envers elle, ne lui laissant guère le droit a l’erreur. La phrase qu’elle interpréta quasiment comme une injure, la meurtrie profondément. Bien sûr qu’elle l’aimait et qu’en aucun cas elle considérait comme un moins que rien. Les attaques de ses parents lui semblaient si insignifiantes, qu’elle ne prêtait aucune attention, au dépit de Tate, visiblement. Becca tenta en vain de garder les pieds sur terres. Du bout des lèvres, elle rétorqua : « Inversons les rôles un instant. Ou plutôt, mettons cette situation dans un autre contexte, d’une autre manière de perception. Réellement, qu’est-ce qui t’importe le plus ! Le regard odieux de mes parents, ou le mien ? Après toutes ses années de mariages, bien que je te le démontre très peu au quotidien, je ne t’ai jamais perçu comme un péquenaud, mais comme un homme avec une prestance présente, un charisme à en faire pâlir tous les marquis de Sade… L’homme que j’aime, en somme. ». Peut-être qu’elle avait put paraître odieuse précédemment, mais elle n’avait pas totalement perdu son cœur dans toutes ses engueulades, elle arrivait encore à mettre des paroles sur ce qu’elle ressentait au fond d’elle. Pour l’heure, elle eût l’impression d’être un enfant que l’on serment, pour lui inculquer une façon de pensée qui ne lui sera pas propre. Grimaçant en descendant du véhicule, elle se retient tout de même de n’émettre aucun commentaire sur le comportement de Tate. Gâteau, monsieur donnait un coup de pied au pneu de la voiture, seulement ce dernier n’y était pour rien dans cette histoire.
Un couple à la dérive, une femme qui tente désespérément de s’accrocher en ce quoi elle croyait et dans quel but finalement ? Quoi qu’elle dise, elle était constamment fautive. Fautive de quoi et pour qui ? Son mari lui tenait perpétuellement rigueur de son comportement évasif sur certains points cruciaux. Les deux en étaient arrivés à un stade de non retour. Ses épaules s’affaissèrent subtilement, l’amertume la gagna. Pour le moment elle osait espérer que tout cela alliât changer. Car après tout c’était leur nature de s’engueuler pour mieux se réconcilier. Le tempérament volcanique de Becca engendrait de nombreuses disputes insignifiantes. Elle représentait à elle seule, l’Etna. Un volcan sicilien, qui tout au long de l’année dort, et, crache, sans crier gare, sa lave, en l’occurrence dans le cas de cette dernière, son venin. « C’est notre nature Tate. On s’engueule, on se hurle dessus, il en a toujours été ainsi. Seulement, les dits problèmes de notre adolescence, sont devenus de réelles difficultés. Mes parents, qui, sont devenus un considérable frein, le bébé tant attendu qui ne pointe pas le bout de son nez … Il est loin le temps où on se prenait le bec pour le choix d’un plat, d’une sortie. C’est la vie, il faut vivre avec, avancer envers et contre tout. Se battre … ». Les mots lui manqua, depuis quelque temps elle avait l’impression de tourner autour du pot, de se répéter, pour au final en arriver au même point. Ses paroles lui semblaient dérisoires, car après tout, s’ils en étaient arrivés là, c’était en quelque sorte de sa faute. La jeune femme s’adossa également à la voiture, en cherchant un certain contact. « Non ce n’était pas idiot. Oui, ça doit changer. » Réponse brève, mais efficace. « A vrai dire, je n’en sais rien. J’ai belle et bien l’impression que tous les deux ont foncent tout droit dans le mur. Et, je dois avouer que je suis terrifiée à l’idée d’une éventuelle rupture, car au final, je l’aurais bien cherchée. » Ajouta-t-elle en se livrant un peu plus à son interlocuteur fuyant se dernier du regard.
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MessageSujet: Re: FlashBack - La confrontation. ft Tate Ven 09 Nov 2012, 3:27 pm



La confrontation.

Inverser la tendance, renverser la vapeur, imaginer la situation tout autrement et voir ce qui pouvait clairement clocher chez lui. Rebecca venait de remporter cette manche en marquant un point décisif et pas des moindres. Une belle frappe, qui le laissa bouche bée quelques secondes ; secondes nécessaires pour qu'il remette de l'ordre dans ses idées et se perde légèrement dans les tréfonds de ses souvenirs scabreux. Comment étaient-ils passés d'amoureux transis, riant de tout, mais surtout de n'importe quoi, heureux de passer du temps ensemble, ne supportant pas de ne pas être dans les bras l'un de l'autre, à personnes étant presque étrangères ? Où étaient-ils passés ses deux jeunes gens si amoureux ? Dans quel sombre labyrinthe s'étaient-ils perdus ? Tate avait beau chercher, il ne savait pas vraiment à quel moment leur relation avait commencée à battre de l'aile. C'était sans doute le pire dans cette histoire, être incapable de dire à quel moment tout avait commencé à sérieusement aller de travers. Enfermé dans cette routine qui était maintenant la leur, il n'avait même pas été foutu de retirer ses œillères. Les paroles de sa femme le retournèrent légèrement, pourtant il fût incapable d'aller dans son sens. S'enfoncer encore un peu plus dans sa connerie, par fierté mal placée sans nul doute. Inconsciemment, il avait peut-être envie de lui faire payer ce qui ressemblait de plus en plus à un échec cuisant. Chercher le fautif, le trouver et le fustiger juste pour se défouler, parce qu'il est tellement plus facile de s'en prendre à autrui qu'à sa propre personne. « Ta façon de ne pas leur répondre, de ne pas leur hurler qu'ils aillent au diable est pourtant contraire à ce que tu avances. Qui ne dit mots consent Reb', j'ai pas l'impression que tu sois de mon côté ! »

En parlant de nature, la sienne avait tendance à un peu trop ressortir ces derniers temps, pourtant, habituellement, il ne laissait jamais exploser sa colère en présence d'autrui. Un signe, l'expression ouverte de cette faille, de ce fossé qui commençait à se creuser entre eux. Si tout les avait autrefois unis, aujourd'hui tout semblait les éloigner à vitesse grand V. Intérieurement, il savait qu'ils n'iraient plus très loin tous les deux, que le faux pas était quant à lui bien plus proche qu'il ne voulait se l'avouer, et qu'il ne manquait plus grand chose pour que tout ce qu'ils avaient mis de nombreuses années à bâtir ne s'écroule soudainement. Petits soldats tombés à l'eau et qui n'arrivent plus à remonter à la surface, emportés par le courant, bien trop vif pour leurs petits corps. Tout ce qu'il demandait, était un peu d'attention, pas grand chose en somme, trois fois rien même... un peu d'attention. Il semblait avoir trouvé ce que Rebecca ne lui accordait plus que quelques secondes par jour, sur son lieu de travail, avec cette mystérieuse jeune femme. Quelque part il se sentit ridicule... pitoyable, pathétique. Il ne savait pas grand chose de Lindsay et franchement, il ne voulait pas la connaître. Son intérêt s'arrêtait au fait qu'elle était bien faite de sa personne et qu'elle semblait être le genre de femme qui ne pose pas de questions. Et il se trouvait encore plus minable dans le fait que si il s'intéressait à la jeune femme, c'était bien parce qu'elle n'avait rien à voir avec la femme qu'il... qu'il aimait. Parce qu'elle était si différente de Rebecca, qu'au moins là, il était sûr de ne pas tomber amoureux. Et parce qu'avoir des sentiments pour une femme, c'était une chose qu'il ne supportait plus vraiment ; une dépendance malsaine, du suicide précoce, c'était en outre, le chemin le plus court vers la dépression. « On l'aura cherché tous les deux... Tu n'es pas seule... et encore moins la seule responsable à tout ça. Tu crois que l'arrivée d'un bébé pourrait changer quoi que ce soit ? », demanda-t-il en cherchant son regard et en se tournant à présent vers elle. Cet enfant qui n'arrivait pas, peut-être était-ce un signe ; un signe que l'espoir d'un meilleur lendemain s'en était allé avec les adolescents qu'ils étaient.
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MessageSujet: Re: FlashBack - La confrontation. ft Tate Sam 10 Nov 2012, 8:35 am



La confrontation.

Des reproches, encore des reproches. A trop vouloir chercher la petite bête, qui tissait son nid au-dessus de la tête du jeune couple, il en ressortira, vraisemblablement, que les points négatifs de leur histoire d’amour. Depuis peu, entre eux, il c’était instaurer, un dialogue de sourd. L’un tentait désespérément de s’excuser, tandis que l’autre enrichissait d’argument - Question de fierté ou pas, l’un d’eux se trouvait perpétuellement démuni face à cette situation. Rebecca osait espérer, qu’un jour ou l’autre, les deux tourtereaux daigneront saisir le fil d’Ariane, et enfin surmonter les difficultés ensembles, et non séparément. Car au fond, ils se sont jurés d’être présent l’un pour l’autre dans le bonheur, comme le malheur : dans la santé comme dans la maladie : dans la richesse comme la pauvreté – jusqu’au moment où la mort les sépare. La jeune femme s’égarait souvent dans ses chimères où le bonheur était redevenu une note majeure de leur union. Ils chantonnaient de nouveau à unissons. Où la raison avait reprit le dessus sur ce match de basket où l’on tentait piètrement d’enfoncer l’autre en marquant des points, des dérisoires smashes. En ce moment, Becca dénombrait les défauts de son mari, il avait beau être séduisant, doux, mais il était surtout un incorrigible, chieur ! Cette dernière songeait longuement à lui faire ravaler sa fierté par de nombreux orifices. Têtu comme une mule, il avait le don d’irriter la belle blonde. « Tate, ô j’ai beau t’aimer d’un amour sincère, mais là, j’éprouve de la haine à ton égard. Je rêve de te faire ravaler ta fierté par je ne sais où. On tourne en rond, tu me rends dingue ! Si tu ne conçois pas un tant soit peu que je tienne à toi, qu’est-ce que tu fous encore avec moi ? Tu cherches quoi ?! La rupture ?! »
Trouver une excuse pour s’accrocher à ce qu’il reste de leur couple. Un bébé, si innocent soit-il, ne changera probablement rien à leur situation. Ephémère moment de gaité qui laissera sans doute place à une énième guerre de ménage. Tate et Becca, étaient devenus avec le temps de parfait étranger. Rien ni personne ne les liait à présent. Les aléas ont finis par avoir eues raison de leur union. Elle s’abandonnait à songer à une vie sans son mari. Parfois, ses rêves là, lui procuraient du baume au cœur, car au fond, la jeune femme était malheureuse en soit. Crier, hurler, extirper sa haine virulente, qui, se balade à travers son corps, la rongeant de plus en plus chaque jour. La haine, sale sentiment, répugnant qui vous révulse. Elle était semblable à une fleure, délaissée, qui, au fil du temps, perds de ses pétales et de sa pigmentation puis la sentence tombe, cette dernière qui était à la fois si gracieuse à la vue, mais aussi à l’odorat, fane. Seule, une personne qui lui portera un tant soit peu d’attention, pourra la faire renaitre de ses cendres. Egoïste, certes, mais tellement vrai. Quelque part elle regrettait d’avoir prit cette relation comme une chose d’acquise, car finalement, cette histoire lui échappe des mains. Au bord du gouffre, il ne restait probablement plus qu’une seule et unique solution, sauter pour mieux se relever. « Un bébé ? Je ne pense pas que cela soit la bonne solution pour résoudre nos problèmes. Il ne mériterait pas des parents comme nous, constamment entrain de s’engueuler. Le problème est plus profond que je ne le pensais, visiblement. Quoiqu’il arrivera, j’espère qu’un jour tu réaliseras que ses soucis étaient infimes par rapport à nos sentiments. » Rebecca, de ses frêles mains, les posa sur le visages, où du moins les joues de son interlocuteur et, d’un regard neutre qui relatait une certaine déception, ajouta : « Regarde nous, nous sommes devenus des étrangers, un poison pour l’autre. J’aimerai que tout cela change, mais tu m’échappes de jour en jour. L’amour que je te porte me semble ne plus te suffire. » Termina-t-elle en lui déposant un délicat baiser au goût amer. Ses rêves, ses espoirs s’en étaient allé en cendre.
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MessageSujet: Re: FlashBack - La confrontation. ft Tate Sam 10 Nov 2012, 2:20 pm



La confrontation.

L'amertume, goût âcre au fond de la gorge, prévenant que quelque chose dans votre vie, n'a jamais vraiment passé le cap de votre bouche... il reste hein, ce goût ? Cette abominable impression que vous aurez beau déglutir, rien n'y fera : ça ne passera jamais. L'amertume comme quotidien, l'amertume à toutes les sauces, partout et tout le temps. Cette si belle amertume qu'il reconnut dans la voix de Becca, qui l'obligea en quelque sorte à lever les yeux pour les poser, sagement, sur le visage dont il connaissait à présent chaque relief, chaque petite imperfection. En silence, il la dévisagea, laissant les paroles de sa femme s'insinuer dans la moindre parcelle que pouvait constituer son âme, tandis que l'aiguillon de la culpabilité entamait son travail de fourmi. Que cherchait-il ? Excellente question. Pourquoi fanfaronner de la sorte devant sa femme, alors qu'au fond de lui-même, il n'en menait pas large et avait cette peur quasi ancestrale d'être abandonné ? Une fois de plus, il cacha ses vrais sentiments derrière un masque, celui très laid composé en partie de reproches et scotché tant bien que mal avec un soupçon de cynisme. « Je me le demande bien Rebecca ! Mais c'est sûrement à toi de me le dire, après tout ce n'est pas moi qui ait insisté pour rendre visite à tes très chers parents... je ne cherche rien, si ce n'est un moyen de les éradiquer de cette planète pour qu'on puisse enfin avoir la paix ! Je... ils vont me rendre complètement timbré avec leurs commentaires... c'est à se demander ce que toi tu fous avec moi ! » A force de chercher la petite bête, Tate lui-même ne savait plus très bien où il en était, ni quoi dire et encore moins pourquoi cette dispute venait d'éclater. Peut-être qu'il avait hâte de voir jusqu'où pourrait aller cette querelle, pousser l'adversaire dans ces derniers retranchements et assister à ce combat à mort. Peut-être bien que oui, tout compte fait il avait hâte de voir ce fameux résultat. Il y avait longtemps que plus aucun de ses agissements ne pouvaient être qualifiés d'innocents. Pas assez courageux pour mettre un terme à leur mariage qui devenait de plus en plus catastrophique, il semblait avoir adopté une tactique. Tactique qui consistait à pousser l'autre à bout de nerfs pour que la rupture ne vienne pas de lui, mais de la partie adverse.

Quelque part, le conférencier se sentait de plus en plus mal, mais il en voulait tellement aux parents de Becca, qu'il n'arrivait plus à faire la part des choses. Bien entendu, avec un peu de recul – beaucoup de recul – il aurait pu voir à quel point tout ça ne tenait pas la route, l'amour de Rebecca étant bien plus important que toutes les fausses considérations que les géniteurs de cette dernière pouvaient avoir à son égard. Il aurait pu, il aurait dû, mais il n'y arrivait pas, il n'y arrivait plus. A y regarder de plus près, il lui fallait juste un prétexte, un tout petit prétexte pour céder à la tentation que représentait pour lui cette fameuse Lindsay. Besoin de connaître autre chose, ressentir à nouveau l'excitation, sortir de cette routine pesante, autant d'envies qui l'animait depuis quelques temps déjà, pourtant une petite voix qui tirait la sonnette d'alarme dans sa tête, l'avait empêché jusqu'à présent à franchir le pas, ce point de non retour. Maintenant il suffisait d'attendre qu'il se décide à lâcher prise, qu'il se fasse à l'idée que l’aspirine de son âme, qu'il ingérait ne le conduirait pas au lit de sa tendre femme, mais à bien pire - ou bien mieux tout dépendait de quel côté on se plaçait. La fin a ce goût âcre dans la bouche, qui vous laisse deviner que tout n'est plus qu'une question de temps. Elle vous atrophie les papilles et vous fait étrangement saliver, comme un chien atteint de la rage avant qu'on ne le pique. La fin c'est une décharge d'adrénaline, une dose d'héroïne merveilleuse, c'est un orgasme au plus haut degré et une manière comme une autre de se faire plaisir, seul. Qui pouvait bien croire qu'on pouvait tirer une réelle satisfaction à creuser sa propre tombe ? Tate n'en avait pas encore conscience avant cet instant ; moment où les paroles de sa femme claquèrent dans les airs, telle une gifle copieusement assénée en pleine figure et laissant une vilaine marque rouge, témoignant de la violence du choc. « Je ne suis pas sûr de te suivre cette fois-ci... qu'est-ce que tu entends par là ? » Le contact électrique des mains de celle qu'il avait tant aimé, le ramena quelque peu à la raison, dans un sursaut ultime, celui qui survient, relent de vie, juste avant que la mort ne frappe et ne l'emporte. Les lèvres de Rebecca laissèrent un goût amer sur les siennes, se mélangeant avec celui qui restait dans sa bouche, témoin du dégoût qu'il ressentait à son encontre. Délicatement, il posa une main sur celle de Reb', restée sur sa joue. « Comment on a pu en arriver là ? On étaient si bien avant ! Je ne veux pas te perdre... » Il aurait voulu ajouter quelque chose, lui dire qu'il l'aimait bien plus que sa propre vie, plus encore que la pluie qui pouvait tomber lors d'un orage d'été, plus qu'il n'aimerait jamais, mais les mots lui manquèrent, se bloquèrent dans sa gorge, rebondirent sur sa langue pour mourir sur ses lèvres. Silencieux, il se contenta de la regarder et de constater l'étendue des dégâts.
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Dernière édition par Tate D. Lawford le Mar 13 Nov 2012, 3:50 pm, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: FlashBack - La confrontation. ft Tate Lun 12 Nov 2012, 10:40 am



La confrontation.

La peur, étrange sensation qui vous prend de l’intérieur, se déplaçant sourdement dans chaque parcelle de votre corps, et, qui, ressort aux moindres conflits pour vous montrer qu’elle est présente, qu’elle sommeille en vous. Peur de lâcher prise, de lâcher cette corde qui était de plus en plus raide. Peur de cesser de tirer sur la corde sensible. Tout un tas de peur envahissait Rebecca. Aussi terrible les unes que les autres. Tate, lui échappait de plus en plus, et, son comportement n’arrangeait guère les choses. Son mépris lui provoquait des nausées, voire par moment, à l’idée de le savoir fanfaronné, elle en était révulsée. Il rêvait secrètement d’éradiquée les parents de cette dernière, tandis que Becca songeait à abdiquer. Renoncer à son rôle de femme, femme au foyer qui se plie aux exigences de son mari dans l’intention de lui faire un temps soit peu plaisir. Seulement, la femme amoureuse qui sommeillait en elle, persévérait à garder la tête hors de l’eau et ainsi remettre son couple sur les rails. Les deux jeunes gens avaient vraisemblablement besoin de se retrouver. Peut-être qu’une rupture engendrera un électrochoc chez le jeune homme, ou peut-être pas. Seulement, avaient-ils vraiment besoin de cela pour se rabibocher ? Est-ce une solution ? L’épée Damoclès pointait sur la belle blonde. Son mot d’ordre, garder la tête haute, non pas par fierté, mais bel et bien pour déstabiliser son interlocuteur. « On ne cesse de se renvoyer la balle, dans ce cas là qu’est-ce que tu fous avec moi et qu’est-ce que je fou avec toi ! Visiblement, on à plus rien à faire ensemble ! Non, je ne te quitte pas, car, entre nous, je ne le désir pas, et je ne ferais pas le sale travail pour satisfaire Monsieur. Tu veux me quitter, quitte moi. Seulement, fait-le vite ! » Trop, s’en était trop. Il fallait constamment qu’il revienne au galop, qu’il rabâche la même chose, au bout d’un moment c’était lassant et pesant. Rebecca n’avait guère l’intention de le quitter, il ne fallait pas se leurrer, contrairement à ce dernier, visiblement, elle, tentait de recoller les morceaux de ce vase, brisé. A lui de la quitter, mais rapidement, car comme un pansement, d’un geste vif et rapide on ne sent pas la douleur, alors, la rupture devait-être ainsi.
Il n’était plus sûr de la suivre, cela tombait bien, car Becca ne le suivait plus depuis longtemps. Son amour démesuré ne la menait nulle part, seulement dans un gouffre. Elle aurait dû claquer la porte il y a fort longtemps, mais elle n’en a jamais été capable. Il existait encore un lien qui les réunissait selon elle, le lien sacré du mariage. Elle rêvait de lui mettre son poing dans sa tronche, seulement elle le respectait trop pour lui infliger ceci. Une voix intérieure lui donnait les ressources suffisantes pour faire abstraction de ses disputes à répétitions. « Qu’est-ce que j’entends par là ? Un enfant ne mérite pas de voir ses parents s’engueuler à tord et à travers. Nous avons crées un faussé entre nous, tu me sembles m’échapper de plus en plus, comme si une autre personne avait investie ton cœur. Je ne suis pas jalouse, non, car il y aurait fort longtemps que j’aurai engagée un détective pour savoir si oui ou non tu avais une piètre maitresse. C’est simple, Tate, je ne te reconnais plus. Ton comportement parle de lui-même. ». Non, en aucun cas elle ne pensait que ce dernier fricotait avec une mégère. Elle était bête hein.. ? Le mariage, ou tout du moins l’amour, lui avait mit des œillères devant les yeux. La seule pensée qui lui procurait du baume au cœur, était d’être persuadée de la fidélité de son mari. Le contact de la main Tate sur la sienne, lui provoquait de légers frissons, un contact relativement froid, voire glacial. Glacial comme leur relation. « Je ne sais pas quoi te répondre, nous avons pris des chemins différents qui se sont doucement éloignés. Oui, mon Tate me manque, nos fous rire me manque, ma vie d’avant me manque. Moi non plus je ne veux pas te perdre, mais tu veux éviter de me perdre, prouve-le, fait en sorte que tout cela devienne qu’un vulgaire cauchemar ! ». Les yeux pétillant, avec un arrière gout d’amertume, son regard se meurt désormais sur le bitume.

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MessageSujet: Re: FlashBack - La confrontation. ft Tate Sam 17 Nov 2012, 9:44 pm



La confrontation.

Le constat était rude, douloureux, aussi lancinant qu'une marque faite au fer rouge par surprise. Leur mariage n'était plus qu'une vaste étendue désertique, que l'on ne fait que traverser par le biais d'une autoroute. Long, pénible, monotone. La panne sèche n'était plus tellement loin, ce périple chaotique les laisserait ainsi, en bordure de chemin, seuls et désemparés, face à toute cette immensité, qu'ils n'arrivaient plus à affronter. Arriveraient-ils encore seulement à apercevoir l'horizon la-bas, de l'autre côté, loin de cette vie au rythme des saisons ? Tout ce que Tate souhaitait était s'envelopper dans la lumière dorée du souvenir de leur rencontre, ce moment magique où leurs regards s'étaient croisés, pour sceller à jamais ce destin, celui qui s'écrivait chaque jour depuis cet instant, et qui n'était autre que le leur. Qui aurait pu se douter à l'époque qu'ils en arriveraient là un beau jour, qui aurait pu savoir qu'ils se lèveraient un beau matin et n'aurait plus cette envie commune, celle de contempler, dans les bras l'un de l'autre, cette lumière dorée d'une fin d'après-midi d'automne ? Des choses simples, insignifiantes à certains égards, mais qui témoignent d'elles-mêmes de ce gouffre qui se creuse peu à peu, s’immisçant lentement mais sûrement entre deux personnes et qui annonce à l'avance la fin, la mort d'un rêve. Ce mal lancinant, cette irradiation, il la cracha presque aussitôt au visage de sa femme. Œil pour œil, dent pour dent, une douleur pour une autre. «  Ça je me le demande bien Reb', surtout quand je vois ton comportement en cet instant, je me pose encore la question ! Au moins sur ce point, nous sommes d'accord !  Pour une fois que l'on tombe d'accord sur quelque chose, c'est presque un miracle. » Le déclin d'une histoire, une affaire de douleur, comme un besoin irrépressible de faire mal à l'autre, le plus possible, l'abrutir et l'assommer afin de garantir une victoire par K.o. Les mots acides, les paroles assassines de Rebecca lui firent mal, bien plus mal qu'il ne le laissa paraître une fois de plus. A l'intérieur, son âme saignait, répandant un flot d’hémoglobine et dégageant une forte odeur de fer, tandis qu'il tentait tant bien que mal et plutôt mal que bien de réparer cette brèche. Il se cacha à nouveau derrière une attitude nonchalante et presque arrogante. « Ce n'est pas moi qui parle de rupture Reb', mais bien toi... » Rejeter la faute sur l'autre, encore et toujours, peut-être bien se voiler la face en bout de course. « … Je n'ai pas l'intention de te quitter, qu'est-ce que tu crois ? »

Le plus beau service qu'il puisse lui rendre pourtant, était sans nul doute de lui rendre sa belle liberté, afin qu'elle puisse à nouveau profiter de la beauté du monde ; nourrir son regard d'étendues sauvages, mais surtout... surtout, éprouver à nouveau ce sentiment de bien-être et de sécurité que l'on ne ressent que chez soi, peu importe l'endroit, ou bien dans les bras de l'âme sœur. Au fond de lui, il n'en pouvait plus de cette situation, la voir aussi désemparée, faire des efforts vains et savoir qu'il ne lui prodiguait plus ce sentiment de protection. Rebecca était un peu comme un papillon, sur lequel on aurait posé la main, pour l'enfermer et le garder jalousement près de soi, afin de pouvoir en contempler chaque jour la beauté, mais plus le temps passe et plus les ailes - de ce qui était à l'origine un majestueux papillon - deviennent ternes. Jamais au grand jamais il n'avait voulu en arriver ici, encore moins au point de devoir se raisonner pour ne pas être tenté par une autre femme. Si pour le moment il n'avait rien à se reprocher, qu'en serait-il demain ou après demain ? Ce n'était certainement plus qu'une question de temps avant qu'il ne termine dans les bras de Lindsay, ou bien d'une autre, qu'est-ce que cela pouvait bien faire que ce soit elle ou une autre après tout ? Rien, c'était tout aussi affreux à bien y réfléchir. Rebecca évoquait la fidélité, et lui tout ce à quoi il pensait n'était autre que cette rouquine dont il ignorait tout. Quel genre de monstre était-il en train de devenir... était-il devenu ? Elle avait raison, il avait changé. Tout compte fait, ce dont il était persuadé fût bien vite confirmé par les propos de son interlocutrice. Un enfant entre eux deux, la pire erreur qu'ils puissent commettre. Celui-ci ne serait pas suffisant pour recoller les pots cassés, tout juste bon à faire tampon, à condition que celui-ci soit assez fort pour supporter leurs nombreuses disputes. Mauvaise idée, très mauvaise idée, à moins qu'ils ne veuillent en faire un déprimé chronique, shooté aux antidépresseurs. Une décision purement égoïste, à bien y regarder de plus près. Décidément dame nature était plutôt bien faite. Bien faite peut-être, mais pas en ce qui semblait concerner son état psychique. La belle rempart derrière laquelle il se cachait depuis le début de la conversation commençait à s'effriter lentement, tombant en miettes. Il accrocha sur une phrase et une seule. « Je te manques, c'est vrai ? » C'est tout ce qu'il trouva à rétorquer à ce monologue de la part de Rebecca. Elle aussi lui manquait, elle lui manquait chaque jour, mais pourtant il était incapable de faire des efforts de compréhension ou bien de se résoudre à jeter l'éponge sur des petits détails insignifiants. Comment lui prouver que malgré tout, il ne pourrait pas vivre sans elle ? Après le rapide baiser qu'elle déposa sur ses lèvres, il se sentit adoucit et ne put que constater avec quelle ampleur un petit rien pouvait vite devenir un gros problème avec eux. Dans un élan soudain, il passa ses bras autour des frêles épaules de sa femme avant de poser délicatement son front contre le sien. Dans un murmure à peine audible, il prononça un : « Je t'aime, je suis désolé... »
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MessageSujet: Re: FlashBack - La confrontation. ft Tate Mer 21 Nov 2012, 7:19 am



La confrontation.

Constamment entrain de se renvoyer la balle, comme pour toucher l’adversaire et le mettre à terre, de manière à le déclarer Ko. Le couple avait décidément perdu la notion du couple, ils étaient devenue à présent des adversaires, enfoncer l’autre pour se glorifier. Toutes les bonnes choses ont inévitablement une fin, et la leur, était ainsi dit proche. Leur mariage n’était plus une éternelle croisière où l’on chantonnait à unisson. L’iceberg était imminent, ce périple idyllique semblait les emmener tout droit dans les profondeurs d’un néant néfaste, qui engendrerait un naufrage. Aucune porte de secoure, ni de gilets de sauvetages, pas même une barque qui serait susceptible de leur permettre de rejoindre le bord, la terre promise. Rebecca ressentait cette vaine impression d’être enfermée dans une cellule, dont le soleil peinait à pénétrer dans la pièce, sa vie, elle, semblait s’être figée, tout lui paraissait monotone et inchangée. Depuis sa prison d’or, Becca temporisait la situation plus qu’ardue, patientant qu’un brave chevalier daigne lui rendre sa liberté. Son mariage semblait être une fondation acquise dans sa piètre existence, néanmoins, elle c’était vraisemblablement mise le doigt dans l’œil en pensant cela. Il était évident que les deux jeunes gens n’étaient plus sur la même longueur d’onde, leur perception de la vie était à présent différente. Qui aurait put imaginer que leur couple finirait au bord du gouffre ? Ce gouffre qui tente désespérément de les aspirer et de les réduire en miette. Tate, lui déversait son venin, comme un serpent encerclé au beau milieu d’une foule, qui prend peur et par mesure de sécurité, more, more pour se protéger, pour se défiler … « Je confirme que c’est un miracle, cela se fait rare d’être d’accord sur un point, malheureusement, celui-ci n’est pas glorieux. Je peine à penser que tu es un minimum de considération pour moi ! Suis-je une vilaine bête que tu tente d’écraser, parce que j’ai cette vaine impression que je te répugne. Sache une chose, tu ne me rabaisseras pas longtemps. Un jour ou l’autre, la roue va tourner, et ce mal que tu m’as procuré, tu vas inévitablement le payer, mais cher. ». Le ton était donné, à présent, plus de pitié pour un homme qui visiblement ne méritait pas tant d’attention. A quoi bon donner à boire à un âne qui n’avait pas soif, une perte de temps en somme. Cela dit, elle ne comptait pas, voire plus les heures d’acharnements, qui semblaient rentrer dans l’oreille d’un sourd. Rassis étaient les paroles de son mari, comme un poison, il usait la jeune femme à petit feu. Comme une viande que l’on broche au-dessus d’un feu, le contemplant longuement grillé, et que l’on s’en damne du résultat. Oui, Rebecca n’était plus qu’une viande, que l’on n’hésitait guère à déguster. Stop, elle était une femme, une femme au caractère volcanique, qui, quand il se réveille, sème la pagaille. « Oui, j’en parle, parce que tu le penses tellement fort, que je suis obligée de mettre ce sujet sur le tas, Tate .. ». Allait-elle lui ôter les œillères qu’il avait devant les yeux, où était-il borné, voire assez bête pour continuer ce petit jeu. « Je crois que tu as l’intention de le faire, je peux me tromper cela dit, mais mon flaire se trompe rarement … On en reparlera quelques années plus tard. »
Cette sensation de se sentir délaissée était présente plus que jamais, elle osait espérer qu’on lui rende ses ailes, à trop vouloir les lui couper, Rebecca ne pourra inévitablement jamais revoler de ses propres ailes. Pour le bien du couple, il faudrait probablement qu’ils en viennent à se séparer, à se haïr pour mieux se retrouver. Tate était comme un lion cage, dont celle-ci était trop petite pour sa carrure, trop mince pour appréhender des envies d’aventures. Il songeait vraisemblablement à retrouver une certaine liberté, sa liberté, à laquelle il avait le droit comme de nombreux êtres, qu’ils soient humains ou pas, seulement égoïstement, Rebecca le gardait près d’elle, peaufiné entre quatre murs, à l’abri des regards indiscrets. Seulement, cette cage ne pourra plus très longtemps l’abrité, un moment où à un autre, il brisera ses chaînes, et fatalement vagabondera vers un nouvel horizon. Impuissante, elle le laissera partir, car ses mots ne semblaient plus lui suffire. Ses paroles s’essoufflèrent avec le temps. Il lui manquait, il n’y avait aucun doute là-dessus, sa présence lui apportait beaucoup plus qu’il ne le pensait. « Oui, c’est vrai ! J’en ai marre de cette situation, Tate, je suis détruite, cette histoire à finalement eue raison de moi. Je suis comme anesthésiée, mes sentiments, mes envies le sont. ». Sa joie de vivre lui manquait, non, elle n’était pas sur le point de susciter, elle n’était guère idiote, seulement elle avait certainement oubliée d’apprécier la vie à sa juste valeur. Becca était démunie. Les fleurs lui paraissaient beaucoup plus terne, le soleil, lui, était relativement blafard pour la jeune femme, et les couples amoureux lui donnaient la nausée. La vie était devenue une soupe sans sel, dont aucune saveur n’en ressortait. Les robustes bras du jeune homme vinrent l’entouré, en cet instant, elle ressentait cette sensation d’être en sécurité, d’être aimée à nouveau. « Je t’aime aussi, Tate, et je suis désolée, désolée qu’on doit en arriver là … »
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MessageSujet: Re: FlashBack - La confrontation. ft Tate Jeu 22 Nov 2012, 4:49 pm



La confrontation.

On rit, on se déchire, on rit à nouveau, avant que les larmes n'en viennent à couler tel un torrent incontrôlable. On aime et puis on déteste. Passer d'un état à l'autre, sans vraiment savoir pourquoi, parce que l'amour n'est jamais acquis, en l'absence des minutes passées en compagnie de l'être chéri, la nourriture de l'âme se tarie. Ainsi va la vie. Plus puissant de tous les remèdes contre la dépression, nul besoin de pilules ici. Mais si l'amour est capable de nous faire élever en un rien de temps, il est aussi capable de vous faire plonger encore plus vite. On aime à nouveau, avant de détester une fois de plus, car s'il est simple d'aimer, il est encore plus facile de haïr une personne. Se nourrir de ce poison coulant dans ses veines, pour le recracher par surprise à la figure de son agresseur. Ainsi soit-il. Les Lawford n'échappaient pas à ce triste schéma. Pourtant ils s'étaient jurés depuis le premier jour de leur relation, que jamais au grand jamais elle ne ressemblerait à celle des autres, où l'on fini par être aigris, à se regarder dans le blanc de l’œil, sans avoir un seul mot à prononcer. Ils y avaient cru dur comme fer, et ils y étaient plutôt bien parvenus les premières années. Mais qu'en était-il à présent ? Passer de la mièvrerie douteuse à ça... Cette déferlante d'injures et de menaces implicites. A ce stade de leur histoire, sans doute serait-il plus simple et mieux pour tout le monde d'y mettre un terme. Plus facile, certainement, mais encore fallait-il arrêter de se leurrer, et de croire au Père Noël, en pensant que tout se résoudrait d'un claquement de doigts. Une histoire sur le déclin, l'histoire de Monsieur et Madame tout le monde. Finalement, ils avaient eu beau faire, ils n'avaient pas pour autant échappés à cette règle. Et si l'amour ne durait qu'un temps ? 7 années pour leur part, un score plutôt honorable à bien y réfléchir, peut-être était-il encore temps de réparer ce qui pouvait encore l'être. Peut-être bien... ou tout simplement laisser couler à nouveau l'eau sous les ponts, eau rance, emportant ce qu'il restait encore de leur amour. Faire l'autruche, puis attaquer l'autre, se cacher à nouveau, pour ne pas à avoir à affronter la réalité en face, et encore moins à avoir à choisir de prendre le taureau par les cornes. Mettre le sujet de la séparation sur le tapis, comme l'évoquait Rebecca, lui fît le double effet d'un seau d'eau glacé renversé sur la figure, et d'un uppercut du droit en plein dans l'arcade sourcilière. Douloureux, désagréable ; alors seulement il s'empara d'un cintre, pour ranger sa fierté mal placée - et son ego prenant un peu trop de place – au placard, celui regorgeant déjà de tout un tas de fantômes, faisant cliqueter leurs chaînes comme une voiture de jeunes mariés trimbale des boîtes de conserves. Si les fantômes des vieilles disputes ne pèsent plus lourd dans la balance, leurs chaînes elles pèsent des tonnes, toujours là pour leur rappeler que la vie n'est pas aussi rose qu'elle paraît être. Une chaîne, encore une autre, formant un immense maillon, s'enroulant peu à peu autour de leur gorge fragile pour finalement les étouffer complètement. Laisser les vieilles rancœurs de côté, durant quelques temps encore, était-ce trop demander ? Une fois de plus, il massacra en projection mentale ses beaux-parents, investigateurs de cette dispute sans queue ni tête, mais pourtant bel exemple de ce malaise qui habitait à présent entre eux. Ce malaise que même cette étreinte et ce baiser ne réussirent pas à faire s'envoler. Blottit contre Rebecca, Tate aurait pourtant voulu faire de ce sentiment ignoble une émotion noble. Écrire tous ces mots proférés, sur une feuille de papier, la plier ensuite bien soigneusement pour en faire un bateau, l'observer plus tard voguer, contre vents et marées, pour finalement se faire happer par la tempête. Qu'il aurait aimé observer les vestiges de toutes ces disputes et repartir du bon pied, sur de bonnes bases. Lorsqu'il contemplait sa femme, il se disait que c'était encore possible, que tout l'était encore, à eux d'abattre les bonnes cartes.

THE END
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MessageSujet: Re: FlashBack - La confrontation. ft Tate Jeu 22 Nov 2012, 4:59 pm

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J'écris en crismon.
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